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Les cinq derniers artistes de la rubrique Peinture

Tièche


Il faut aller tout de suite à l’énigme. Pourquoi peindre et sculpter?

Claude Tièche donne lui-même à le préssentir. Un regard porté sur sa personne suffit. Il n’est pas heureux dans le système qui l’environne. Ou seulement par accident. Ou par miracle, parfois, du côté des femmes et plus rarement du côté des hommes. Sinon le désert et la déception règnent. Trop de bavardages, trop de mondanités, trop de fuites, trop d’épaisseur, et trop d’absence ou de mollesse. Et pas assez d’instinct, ni de générosité, ni d’âme, ni de justesse.

Il s’en est suivi deux choses.

D’une part, la biographie de notre homme. Et plus précisément la rudesse qui la marque – et qu’il s’impose d’ailleurs à lui-même au point de ne se désigner que par son nom, par exemple. Tièche sec et sonnant, comme une ficelle qui claque. L’usage du prénom casserait la règle du jeu, vous comprenez. Ou celle du je. Pour le reste: des accidents, des guérisons, quelques marées basses d’alcool et de solitude, et leur lot fragile de rédemptions.

Et d’autre part, le travail. Ce qui frappe ici, qu’il s’agisse indifféremment de la peinture ou de la sculpture, c’est une radicalité des formes constamment visitée par un élément qui naît, qui surgit ou qui s’élève. Je veux dire: un langage permanent de lignes droites de fer ou de fonte et d’à-plats fuligineux franchement déposés sur leur support, mais travaillés les uns et les autres par une faille vive et féconde, par des rondeurs de grossesse, par des suspensions joueuses ou par des teintes éclaircies évoquant les pâleurs d’un jour imminent.

Tel est le pays le plus vivant et le plus doux de celui qui signe Tièche. Quand il est à l’œuvre il en devient Claude, en effet, réconcilié par lui-même avec lui dans le monde – le temps d’un espoir, d’un souvenir, d’une rencontre merveilleuse ou d’un pleur apaisant, qui chantent au cœur du métal ou de la toile.

Le texte est de CHRISTOPHE GALLAZ                                                                              

…J’aspire à l'action correcte. Mon existence et mon travail ne font qu’un. La Vie, la Nature des Choses par leur munificence m’indiquent le chemin à suivre. Tous ceux qui avant moi ont œuvré et œuvrent encore dans la justesse de leur être qu’il soit connus, inconnus, m’apportent leur savoir et je leurs dis merci, comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement. Mon évolution ne se fait que par acceptation ou déni et jamais je ne serai tranquille tant que d’autres paient pour le profit et le mépris des hommes. Seul, je ne crée pas ; je témoigne, voilà pourquoi je peints et je sculpte.

Tiéche

 

 

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Sylvie Linder


Welcome in the uptown…

Sylvie nait par-ci, grandit par-là, autour des années 80. Elle se découvre une passion pour le dessin à l’âge de 3ans, lorsque elle repeint entièrement la cuisine à la gouache et au néocolors, un de ces après-midi sans surveillance stricte…

Elle pousse plus tard sa passion de l’art, à l’étude, à l’académie Maximilien de Meuron à Neuchâtel. L’illustration devient sa préférence.

Puis elle prend le chemin montagneux de l’école d’art appliqués de La Chaux-de-Fonds, où tout est réglé comme dans une horloge… où,  en écoutant bien, l’on peut entendre les pinceaux faire  « tic-tac-tic-tac..tic..tac… »

Retour. Elle n’oubli pas son autre passion qui la poursuit et la rattrape, les costumes.

Elle poursuit ses études à l’école supérieure des techniques de la mode à Lausanne,  pour finir par un CFC de créatrice de vêtements à l’ECL.

De plus en plus attirée par les effets spéciaux, décors et costumes, elle commence sa vie professionnelle dans les coulisses des théâtres.

Mais le carnet de croquis reste présent, le toucher des techniques et matières mixtes reste son jeu préféré. L’odeur de la peinture reste son parfum adoré.

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René Rios


Né en Argentine.

Diplômé en Beaux-arts, université de Tucuman, Argentine 

Formé aussi en architecture et urbanisme à l’université de Tucuman également.

Nombreuses expositions individuelles et collectives en Espagne, France, Argentine, Japon et notamment en Suisse.

Membre de VISARTE, Société des artistes visuels et architectes, Suisse Museums-pédagogue au Zentrum Paul Klee à Berne

"Le concept de mon oeuvre est une déclaration politique et sociale, une manifestation permanente de résistance au fascisme, à l’indifférence, la discrimination et l’abus de pouvoir.

Par le biais de plans d’architecture de camps de concentration et de l’urbanisme de ghettos, j’exprime le besoin incontournable de garder la mémoire collective, l’appel à l’action." RRRaphaë

 

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Raphaël Lambelet


Né le, 2 juin 1975, à Forel VD, Suisse

Position actuelle Gérant du restaurant « Les Bains des Dames » à Neuchâtel durant la saison d’été et artiste peintre durant la saison d’hiver.

A 18 ans, j’ai découvert la peinture et elle est vite devenue un besoin d’expression primordial. De ce fait, je diminue mon temps de travail en tant que pâtissier-confiseur. En 1997, j’ouvre une galerie d’art au Landeron (NE) et organise de nombreuses expositions, tout en travaillant mon art durant trois ans. A 25 ans, l’idée d’être un artiste sans le sou, ne faisant qu’espérer, ne me satisfaisait pas et j’ai alors monté un restaurant. Naïvement, je pensais pouvoir allier facilement peinture et travail alimentaire, mais, au lieu de cela, mon temps était entièrement consacré à la restauration. Cinq ans plus tard, on me propose un restaurant saisonnier (d’avril à octobre) au bord du lac de Neuchâtel. Ce fut pour moi une occasion unique de gagner ma vie en été et me consacrer à ma passion, durant les 6 mois d’hiver.

Mes premières œuvres (1997 – 2000) consistent en des personnages expressifs et interrogatifs, traités en couleurs fortes et acidulées, qui nous transportent dans un monde cruel et violent. Ces portraits imaginaires sont généreusement peints à grands coups nerveux de spatule. En reprenant mon travail en 2008, l’huile s’est imposée comme nouveau medium. J’ai entamé l’apprentissage de cette nouvelle technique qui m’est apparue plus riche en nuances et émotions.

A l’heure actuelle, mes influences, sont, notamment, la peinture allemande et un passé familial extrêmement religieux et mes sujets privilégiés : l’ambigüité de la mort, la religion, la sexualité et la famille.

 

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Manuel Perrin


Présentation et parcours personnel

Manu est un  jeune artiste neuchâtelois né en 1986. Diplômé de l’Académie de Meuron (Lycée Artistique de Neuchâtel) en 2004, il a également étudié la bande dessinée  à l’institut St-Luc de Bruxelles durant une année. Actuellement, il étudie à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (HEAD).

Avec d’anciens élèves de l’Académie de Meuron, en particulier Stefanie Steffen et Michael Dubois, il a participé et organisé plusieurs expositions (notamment : expo en 24h aux caves du Palais en 2008). En 2007, il a édité à compte d’auteur un roman graphique, ‘’la farandole’’.

Son travail relève de la narration. Manu utilise des personnages récurrents qu’il met en scène, prenant des rôles différents suivant ses besoins.  Femmes aux masques animaliers, cariatides, loups, fantômes, squelettes et différents monstres invitent le spectateur dans un autre monde, créé en réaction à la réalité. Il utilise ces personnages afin d’évoquer ses instincts primitifs tels que le désir sexuel, la peur de la mort, la violence ou encore le besoin de croire en une divinité. En articulant de façon directe et faussement naïve, on y retrouve un regard d’enfant. Il joue avec ces questions ne proposant aucune réponse tout en ouvrant différents scenarios de réflexion. L’idée d’une conscience universelle l’intéresse énormément, il crée des symboles simples et intrigants à partir de formes préexistantes qu’il réinterprète. Ces figures se retrouvent autant dans ses tableaux et sculptures que sur sa peau, ils sont des sortes de signature. Il aime se nourrir d’esthétique et de formes provenant de cultures éloignées tels que les arts précolombiens. La musique en général est une grande source d’inspiration pour lui. Ses compositions sont comparables au rap, dans leurs façons de se livrer en un flot continue, sans censure et d’une façon presque improvisée. Manu se situe dans la lignée de la figuration libre et de la Bad painting. Il apprécie et fait largement référence aux cultures sous-estimées tels que la bande dessinée ou le graffiti.

 

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