effusio

 

Clara Arozarena

En 1999, lors d'une parution d'un magazine féminin, on pouvait voir en couverture le mannequin Laetitia Casta accompagné de ce titre évocateur : « La plus belle femme du monde ». En regardant un peu mieux l'image, on pouvait constater que la plus belle femme du monde avait hérité malencontreusement de deux pieds droits. A force de retouches, la magnifique Laetitia Casta s'était transformée en créature non définie. Tel cet exemple, le travail de Clara Arozarena met en scène la fragile frontière entre la perfection et le grotesque. Photos, textes, vidéos et bandes-sons : autant de médium où la première intention est de montrer, de monter et démonter des séquences dites spectaculaires. Ensuite vient l'acte de réappropriation où elle vacille entre le désir de se plier au modèle préconisé par la société occidentale et celui de dénoncer ses incohérences Plus que la société du spectacle, c'est l'impossibilité de la vivre pleinement qu'elle questionne. Enfin elle suggère une sorte de réel irréel où les stars et autres modèles se transforment en silhouettes de souvenir, où les situations spectaculaires deviennent des habitudes et où l'artifice n'est plus qu'évidence...

 

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