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Victor Pierrehumbert

Né le 4 avril 1950 à Saint-Aubin Sauges, dans le canton de Neuchâtel. Il est issu d’une famille paysanne. Suite à la séparation de ses parents, il vient dans la capitale vaudoise dès l’âge de 5 ans, entouré de sa mère et de sa sœur.

Il effectue toute sa scolarité à Lausanne et découvre la photographie à l’âge de 14 ans, muni d’un Kodak Brownie. Il suit mois après mois la parution de la revue des années soixante et des idoles de « Salut les Copains ». Il a une passion pour les images du photographe Jean-Marie Périer. Mais celui qui lui ouvre les yeux et l’esprit est son professeur de dessin, M.von Arx du Collège de Saint-Roch. Délaissant les pupitres et l’esprit académique, celui-ci emmène sa classe visiter les Galeries Pilotes placées sous l’égide René Berger, au Musée des beaux-arts du Palais de Rumine. C’est le choc du monde des arts plastiques dans une phase expérimentale. 

Et surtout la confirmation de sa curiosité pour le monde visuel. Il sait désormais qu’il va devenir photographe. Puis, il commence un apprentissage de photographe chez Santo à Morges.

Il y découvre les joies du laboratoire, les senteurs enivrantes des acides et les interminables lavages. Il se flatte de travailler dans la nuit en pleine journée.

Il aime à développer et à tirer les portraits réalisés par son patron qui lui a fait un stage chez le célèbre Maxim de la Galerie Saint-François à Lausanne. Ici, il réalisera un peu de tout : mariages, naissances, baptêmes, images de publicité, travaux d’amateur, photos d’architecture et  différents reportages. 

Il s’en va ensuite travailler dans la publicité à l’Atelier Pierre Bouvier au Petit Lancy à Genève durant une année. Mais l’expérience tourne court. Il n’est pas à l’aise dans cet univers. Il se tourne alors vers un grand laboratoire, celui de Professional Photo Processing, de 1980 à 1996. Travaux pour le grand public et l’industrie pharmaceutique.

On y exécute parfois des agrandissements de la hauteur d’une maison. Puis vient un tournant technologique avec l’apparition des images digitales et des imprimantes à jet d’encre. Le marché change, les labos licencient et Victor se reconvertit. Il devient la figure souriante du prêt à la Bibliothèque cantonale et universitaire vaudoise. Toujours confronté au monde de l’image et du livre.

Il occupe ce poste d’abord à plein temps et aujourd’hui à mi-temps. Travaillant pour le reste à ses propres créations et se consacrant également à l’enseignement. Il a débuté les séries urbaines dès l’an 2000.

 

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